Moulin Rouge

Moulin RougeQuel hommage le cinéma américain ne fait-il pas à ce haut lieu de la capitale qu’est le « Moulin Rouge » avec cette reconstitution « incandissime » ! A peine les lumières s’éteignent-elles que l’écran et les enceintes s’enflamment littéralement de son et d’images ! La fête et l’amusement seront les seuls maîtres à bord pendant une bonne première moitié du film : reprises survoltées des plus grands tubes, montage sous acide, décors-paillettes à n’en plus finir et acteurs de cartoon, tels sont les ingrédients finement associés que nous propose ce « Moulin Rouge » démesuré.
Et puis, presque heureusement, le film se calme, histoire de permettre au spectateur de reprendre ses esprits. De toute façon, vu la vitesse à laquelle a été lancée l’histoire, la déception ne sera plus d’actualité quoi qu’il arrive. Le propos s’attarde sur l’amour impossible du couple McGregor-Kidman. Ces deux-là, on peut dire qu’ils nous auront épatés : ils chantent et ils dansent avec cœur, bien que leur talent, et tout le monde le sait, est loin d’égaler ceux des professionnels. Les chorégraphies travaillées sont, elles, parfaitement mises en valeur par le montage réellement exceptionnel du réalisateur Baz Lurhmann.

Le tour de force que réussit cette comédie musicale, c’est aussi de restaurer à merveille la magie naïve des grandes comédies musicales. Mine de rien, combien de réalisateurs occidentaux se sont cassé les dents jusqu’ici à tenter un tel pari. Étrangement, seuls les États-Unis avec leur expérience de la comédie musicale, pouvaient réussir un tel exploit. Brodway n’est pas loin…

On pense aussi au cinéma musical indien auquel est fait un vibrant hommage. Avec de tels arguments, le côté mélodramatique très appuyé dans la deuxième partie devient presque légitime, comment pouvait-il en être autrement ? Les ingrédients de la comédie musicale classique seront respectés jusqu’au bout, au risque de multiplier les anachronismes et même de bouleverser toutes les normes cinématographiques en place, happy-end comprise. Au final, c’est du grand art !

Le Moulin Rouge a rarement autant brillé de ses mille feux que dans ce long métrage de Baz Luhrmann à qui l’on doit déjà ‘Roméo + Juliette’. Voulant encore une fois apporter une originalité à sa mise en scène, ce dernier a pris le parti de rendre ce moulin totalement délirant. Déluge de couleurs et de musique, le film nous fait suivre ce jeune anglais fraîchement arrivé d’outre manche et découvrant les plaisirs bohémiens et parisiens.
Pas de doute, il risque de s’en souvenir, tout comme nous spectateurs qui nous retrouvons tout de suite dans une tornade de reprises musicales talentueuses et de danseuses délurées.

Le style visuel est résolument au fantasque, avec tout d’abord des personnages à la limite de la bande dessinée (Zidler, Lautrec, l’Argentin…). Les nombreux effets spéciaux permettent également des scènes assez désopilantes.
Mélangeant différents genres (tantôt la comédie, tantôt la comédie musicale, tantôt l’amour…), Luhrmann réussit à donner une pâte bien particulière à son film. Outre cette orgie de couleurs chaudes, c’est la puissance et l’enthousiasme qui heurtent le spectateur de plein fouet. La musique associée aux images a une force incroyable et le rythme (malgré quelques courts temps morts) enchaîne les scènes marquantes et emballantes.

Le scénario, bien qu’ assez simple et déjà vu, arrive toujours à nous emmener plus loin. Les scènes mélo nécessaires ne sont pas trop rébarbatives et l’émotion passe surprenamment bien, Mc Gregor faisant preuve d’une sensibilité attendrissante (ça va plaire aux minettes) et Kidman alternant une palette de rôle allant de la femme fatale à la fille légère.

Cette histoire d’amour, car rappelons le ‘this is a story about love’, trouve donc un élan et un dynamisme rarement atteints qui plairont à tous. L’aspect comique est également omniprésent, avec des séquences de comédie musicale vraiment délirante.

Moulin Rouge est un spectacle complet et envoutant. L’aventure du jeune Christian qui aurait pu être si banale prend une dimension innouie. Le spectacle cinématographique prend ici toute sa mesure avec des images débordantes de détails et de clins d’oeil et une musique anachronique de bonne qualité très bien intégrée. Une réussite.

Qu’est ce qu’il m’arrive ? serais je anormal ?? Alors qu’apparemment tout le monde a plus ou moins aimé Moulin Rouge, moi je n’y ai vu qu’un navet anthipathique et vulgaire…

Il y a des navets sympathiques : les navets à petits budgets, les navets qui arrachent quelques sourires devant leur maladresse assumée et leur bonne volonté.
Mais Moulin Rouge est un méchant navet, un navet même pas drole. Le problème vient qu’il n’a pas conscience de sa condition de navet.

Luhrmann dit ne pas trop se prendre au sérieux, il dit assumer totalement son inculture sur le Paris fin XIXeme (lu dans une interview), ok, mais pourquoi alors mettre tant d’argent dans ce galimatia ?
Un des problèmes principaux de ce film vient peut être de ce trop plein de moyens : le réalisateur s’est retrouvé comme un gamin trop gâté, il a voulu tout essayer en même temps (les zooms avant-arrière-droite-gauche-gros-plans, les décors pharaoniques, les chorégraphies délirantes….). Résultat : les plans ont une durée de vie moyenne de 30 secondes, les couleurs débordent de partout avec un mauvais goût rarement vu sur grand écran, le caméraman est épyléptique (le pauvre… ça doit être à cause de la musique), et -comble de l’affaire- le scénario est d’une indigente niaiserie.

La premiere demi-heure passée on se dit que cela ne peut pas durer comme ça, que forcément le niveau va se relever.
Las !
Rien ne s’améliore, au contraire. Luhrmann rajoute des tonnes de chantilly sur un pudding déjà plus qu’indigeste.
Peut on reprocher quelque chose aux acteurs ? pas vraiment en fait… Leur jeu colle finalement assez bien avec le film lui même, à savoir : démesure, bouffonnerie et grimaces en tous genre (la palme à Ewan McGregor, pitoyable et insupportable). Seule la belle Nicole émerge du lot.

Finalement on peut regretter ce gâchis : l’idée de départ (faire un film « historique » avec une bande son pop) était assez séduisante. D’ailleurs un des meilleurs moyens de passer le temps pendant les 2h10 est encore de jouer au blind test que propose le réalisateur. Parfois la musique arrive à sauver ce qui peut encore l’être (pas grand chose en fait), ainsi la version de « Roxanne » est plutôt réussie. Mais la plupart du temps l’orchestration-chantilly faisande les chansons (interpréter « Heroes » de cette manière devrait être punie par la Loi, Bowie devrait coller un procès à cet australien sans scrupule).

Que dire de plus ? …
pas grand chose finalement, sinon que ce film est à déconseiller tout particulièrement aux migraineux.

Allez je vais me revoir « On connait la chanson », ça me réconciliera avec les films « chantés ».

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