Le mystere de la chambre jaune

Le mystere de la chambre jauneDans une chambre du château d’un savant un peu fou, une tentative de meurtre est commise alors que toute les issues semblaient rendre impossible l’intrusion d’un criminel. Heureusement, un célèbre journaliste, Joseph Rouletabille, va mener l’enquête.

C’est avant tout à un film frais que nous convie le réalisateur Bruno Polydalès. Il fait bon se promener dans les couloirs et les jardins du château où se déroule l’action. Point de manière ni d’effet de manche à trois sous : ici tout est simple et le principe est bel et bien de se faire plaisir en retrouvant l’esprit du roman éponyme.

Il faut avouer qu’une grande part de l’intérêt de l’œuvre réside dans cet environnement où tout peut arriver. Les interprètes s’en donnent à cœur joie pour multiplier les facéties : l’hommage au genre est appuyé mais ne se transforme heureusement jamais en vile caricature. Le seul problème, c’est qu’au fil des minutes, on se met à espérer… peut-être trop… un peu à l’image du juge débonnaire interprété par un Claude Rich inspiré : « Pourvu que cette enquête ne se résolve que le plus tard possible ! ».

Et après s’être attardé sur un mystère secondaire qui ne fit que retarder l’échéance fatale, on se retrouve face à la petite bande qui habita le château pendant quelques jours et le pot aux roses enfin dévoilé s’avère manquer singulièrement de couleur.

Le mieux est alors de continuer à profiter, jusqu’à la dernière minute, de cet état d’esprit qui anime si justement le film. Acteurs et réalisateur s’en donnent à cœur joie, et c’est peut-être là l’essentiel.